CHAMPION DU MONDE ! Mais personne n’en parle …
Au classement de l’institut (espagnol) SCImago, qui recense le nombre de publications d’articles scientifiques dans des revues de haut niveau, notre CNRS national vient d’être classé premier parmi 2000 organismes de recherche. Loin devant Harvard, Oxford, la Nasa ou IBM.
Alors, cocorico devant ce fleuron de notre identité nationale ? Surtout pas. Ni Sarko, ni la ministre Pécresse, ni le CNRS lui-même ne se sont fendus du moindre communiqué. Tandis que le classement de Shanghaï qui dissèque la faiblesse de nos facs en matière de recherche, fait, chaque année, l’objet de concours d’autoflagellation gouvernementale … Sarko a même mis au point un numéro sur ces chercheurs publics français qui sont des pantouflards, des paralysés de la publication qui travaillent dans des planques “où il y a de la lumière et (où) c’est chauffé” (sic). Difficile aujourd’hui, après de tels discours, de se féliciter de la première place du CNRS.
Pour tout arranger, la Cour des Comptes vient de dénoncer dans un rapport les dérives de la recherche privée vers qui vont toutes les préférences de Sarko. Ses magistrats se sont inquiétés de l’emploi de deux milliards de “crédit impôt recherche“. Bilan :
- Cette fleur fiscale a nettement plus profité aux grandes entreprises installées qu’aux petites boîtes audacieuses style start-up.
- Elle a parfois fait le bonheur de secteurs hautement imaginatifs comme les assurances ou la banque…. Qui s’y entendent en trouvailles constructives : titrisation des pertes, bonus déguisés, subprimes, etc.
- Enfin, un tiers des bénéficiaires de ces avantages restent à ce jour, selon la Cour, parfaitement introuvables ! Autrement dit, la distribution de cette aide massive ne s’accompagne d’aucun contrôle sérieux. Démêler ce sac de noeuds fiscal va nécessiter une investigation serrée.
Et on dit que Sarko ne favorise pas la recherche !
Le Canard Enchaîné du 18 novembre 2009
J’ai suivi vendredi dernier le développement de cette info sur France Culture et j’ai bien retenu que M le Président n’avait qu’un objectif : démanteler le CNRS…
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